
Comment faire un bivouac hivernal sans tente ?
Comment faire un bivouac hivernal sans tente ?
Rédigé le 25 Février 2025
“Comment faire un bivouac hivernal sans tente ?” Si vous avez fait le choix de sauter le pas, toutes nos félicitations, vous êtes un MacGyver du bivouac. Cependant, si vous avez cliqué sur cet article, c’est certainement que vous envisagez de mettre votre tente de côté pour vivre un bivouac immersif pas vrai ? Et oui, le bivouac hivernal sans tente ne s’improvise pas. Si vous êtes amateur ou novice, faites demi-tour dès maintenant, ce n’est pas fait pour vous. Mais si vous êtes près à passer à l’action, lisez attentivement ce qui suit. Nous répondrons d’ici quelques instants aux questions suivantes : comment préparer un bivouac hivernal sans tente ? Quel matériel pour un bivouac hivernal sans tente ? Mais également, comment choisir son spot de bivouac hivernal sans tente, et comment y aménager son espace de vie ? Enfilez vos chaussures et votre sac de randonnée, nous partons pour une nuit sous les étoiles.
Prêt pour l’aventure ? Has gaitezen, commençons !

Légende : Notez qu'il est nécessaire de prendre sur soi, au moins deux paires de chaussettes, un bonnet pour la nuit, des gants étanches et coupe-vent, une veste déperlante et chaude, un pantalon de randonnée imperméable avec un legging en-dessous
I-Comment faire un bivouac hivernal sans tente ?
Bravo, vous êtes passé à l’action, mais ne nous précipitons pas, l’aventure ne fait que commencer. Dans ce premier chapitre, commençons par poser les bases du bivouac hivernal sans tente, à savoir les avantages et inconvénients, ainsi que les choses à savoir pour préparer son bivouac sereinement. Si vous pensiez que le bivouac en hiver allait demander les mêmes compétences que le bivouac au printemps ou en été, vous faites une grosse erreur.
Voyons la suite.
I-I-Les avantages et inconvénients du bivouac hivernal sans tente
Mais pourquoi diable faire du bivouac hivernal sans tente ? N’est ce pas un peu trop risqué ? Si vous vous posez cette question, c’est certainement que vous n’êtes pas fait pour ça. Et c’est bien dommage car vous passez à côté de tous les avantages de ce type de bivouac. Le dernier argument risque bien d’être votre préféré
- Premier avantages, et pas des moindres, vous transportez moins de poids. Rien de pire que d’avoir une tente de 2 kilogrammes sur le dos, qui au final va nous gâcher la vue.
- La facilité d’installation. Quand on arrive sur sa zone de bivouac, on aime faire vite, on est fatigué, on a pas forcément envie de se coltiner le montage d’une tente. Avec le bivouac hivernal sans tente, la question ne se pose pas. Si vous prévoyez de bivouaquer sous tarp, cela ne vous prendra que deux minutes.
- Un sentiment inestimable de connexion à la nature. Imaginez entendre le chant des oiseaux, le bruissement du vent dans les feuilles, la voûte céleste à perte de vue. Cela n’a pas de prix.

Légende : Un autres avantages, et pas des moindre lors de son bivouac hivernal sans tente, c'est le fait de boire un bon café chaud face aux sapins enneigés, sans être gêné par les parois d'une tente
Cependant, bien que le bivouac hivernal sans tente regorge d’avantages, il y a certains éléments à garder en tête, surtout si vous êtes relativement débutant.
- Le niveau de confort va être drastiquement réduit par rapport à un bivouac sous tente. Dormir directement dehors requiert de l'expérience, du courage et un certain goût pour la prise de risque. Bref, ce n’est pas fait pour tout le monde.
- Deuxièmement, vous risquez de croiser des animaux sauvages, ou des insectes. Si vous n’aimez pas les petites bêtes, faites marche arrière tout de suite.
- Et bien sûr, vous êtes beaucoup plus vulnérable. Ne pas avoir de parois autour de soi peut en freiner plus d’un. Vous êtes directement visible par les autres randonneurs, l’intimité est moindre. Vous êtes plus exposé au monde extérieur. Soyez donc très vigilant si la pluie et le vent s'invitent à la fête.
Maintenant que nous savons à quoi nous en tenir, voyons concrètement, comment préparer notre bivouac hivernal sans tente. C’est parti !

Légende : Comme vous pouvez le voir sur l'image ci-dessus, même avec un simple tarp, votre campement rudimentaire reste visible de tous. Il faut avoir un certain gout pour l'inconfort et les petites bêtes.
I-II-Préparer en amont son bivouac hivernal sans tente
S’il y a bien une erreur à ne pas faire, quand on prépare un bivouac hivernal sans tente, c’est de minimiser l’importance de la préparation. Voici quelques conseils qui seront plus que nécessaires au moment de préparer votre bivouac.
- Tester tout votre matériel en amont et plusieurs jours à l’avance. Il n’y a rien de pire que d’avoir une mauvaise surprise une fois en pleine nature. Testez votre matériel en conditions réelles (dans votre jardin par exemple).
- Penser que les sensations seront similaires à celles ressenties dans une tente de bivouac classique. Cela n’a rien à voir. Le bivouac hivernal sans tente demande énormément de rigueur et des compétences particulières. Votre vie est en jeu, ne l’oubliez pas.
- Une autre erreur classique consiste à se lancer dans le bivouac hivernal sans tente alors qu’on est encore débutant. Ce type de bivouac n’est en aucun cas recommandé aux pratiquants novices et expérimentés.
- Vous devez toujours connaître les conditions météorologiques à l’avance. Pourquoi cela ? Car il n’y a rien de pire que d’être pris dans une tempête de neige sans avoir été prévenu à l’avance pardi.
- Lister tout son matériel sur du papier avant de partir. Faites des catégories dans les accessoires que vous allez emporter avec vous.
- Pensez également à prendre connaissance de la réglementation locale en vigueur. Renseignez vous également sur la possibilité de faire des feux, allumer un réchaud sur votre zone de bivouac.
Maintenant que nous avons vu les bases, passons aux choses sérieuses.

Légende : Etalez vos affaires par terre, puis faites une liste de tout ce qui est absolument nécessaire. Retirez le superflu
I-III-Trouver son lieu de bivouac
S’il y a bien un élément important quand on prépare son bivouac hivernal sans tente, c’est le choix du lieu de bivouac. Il y a certains éléments à garder en tête. Appliquez bien tous ces conseils jusqu’au dernier pour éviter tous dangers.
- Favorisez des espaces plats, peu exposés aux vents. En effet, il n’y a rien de plus désagréable que de s’endormir sur une pierre qui dépasse du sol, et de se réveiller le lendemain avec des bleus dans le dos.
- Installez votre campement rudimentaire à l’écart des chemins de randonnée. Éloignez- vous des lieux de passage.
- Evitez également les espaces situés dans des creux, plus exposés au froid.
- Evitez aussi les zones surplombées. Vous risquez d’être trop exposé aux vents : pics, falaises, collines.
- Ne bivouaquez pas non plus dans des espaces trop humides (rivières, lacs, bords de mer, étangs de montagne). L’humidité risque de créer de la condensation sur votre sac de couchage ou sur votre abri minimaliste.
- Installez votre campement sommaire sur un sol drainant, avec de préférence des fougères, de la mousse, de l’herbe. Vous serez ainsi plus isolé du froid.
- Evitez toujours les zones propices aux chutes de pierres. Ne plantez pas votre bivouac en fond de vallée.
- Méfiez vous des avalanches. Ne dormez pas non plus dans des zones propices aux chutes de neige.
- Et bien sûr, repérez les traces de passage des animaux sauvages. Rien de plus agréable que de se retrouver à trois heures du matin face à un ours qui n’a pas mangé depuis trois jours. Il pourrait rapidement vous considérer comme son petit-déjeuner.
C’est bien beau tout ça, mais cela ne me dit pas quel matériel utilisé pour mon bivouac hivernal sans tente. Nous y venons.

Légende : Un autres élément que nous n'avons pas mentionné précédemment est la protection de la faune sauvage. Le but d'un bivouac hivernal sans tente est également de ne pas déranger les espèces dans leur milieu naturel et ne laisser aucuns déchets.
II-Quel matériel pour faire un bivouac hivernal sans tente ?
Si vous êtes toujours déterminé à passer à l’action après toutes ces difficultés, bravo, vous faites partie des dur à cuir. Car plus d’un amateur aurait déjà fait demi tour illico. Ne nous enflammons pas, il reste encore le matériel. Commençons par un des éléments les plus important : les vêtements.
II-I-Les vêtements pour le bivouac hivernal sans tente
Le bivouac hivernal sans tente nécessite une préparation minutieuse, il faudra porter toute votre attention sur le choix des vêtements. Gardez en tête qu’en journée, vous aurez moins froid. Et ce, même en hiver, car votre corps est en action.
- Le soir venu, retirez vos vêtements humides ou humides. Ayez toujours des sous-vêtements secs et chauds. Faites le choix des vêtements thermiques. En guise de première couche, utilisez des vêtements avec un grammage important (chaussettes mérinos par exemple). Pour la seconde couche, utilisez des vêtements étanches : doudounes, manteaux coupe-vent. Pour la troisième couche, emportez également un poncho.
- Pour les vêtements de nuit, vous devez toujours garder vos indispensables au frais et au sec. Prioriser la laine mérinos, pour habiller les pieds et les mains. Ce sont les zones les plus sensibles au froid hivernal.
- Pour dormir, habitez-vous chaudement. Gardez sur vous un pull épais. -Optez pour des gants coupe-vent même en dormant.

Légende : D'autres accessoires vestimentaires peuvent être très utiles quand les températures tombent. Par exemple l'utilisation de chaussons de bivouac s'avère très utile pour éviter les sensations de froid au niveau des pieds. Les chaussons ci-dessus sont en duvet.
- Enfilez une écharpe et un bonnet pour rester au chaud.
- Dormez avec votre doudoune. Vous pouvez également la rouler autour de votre taille à l'intérieur de votre sac de couchage pour optimiser la rétention de chaleur dans le sac de couchage.
- Enfilez des collants ou des leggings pour dormir dans votre sac de couchage.
- Vous pouvez également faire le choix de dormir nu, cela permet d’optimiser la diffusion de la chaleur dans le duvet.
- Vous pouvez aussi faire le choix des vêtements chauffants : gilets chauffants, gants et chaussettes chauffantes.
- Utilisez des chaufferettes, et des petites bouillottes portatives afin d’éviter l’hypothermie.
Vous avez vous dire “avec tout ça, je ne risque pas de mourir de froid”, pas vrai ? Oui et non, car d’autres questions restent en suspens.
II-II-Quel abri pour le bivouac hivernal sans tente ?
Certains préfèrent le bivouac à la belle étoile directement, d’autres le bivouac avec un simple tarp. Nous, on est tarpiste chez onder-rando. Les parois d’une tente nous rendent claustrophobes. Si vous faites le choix d’un abri, voici une liste de recommandations à appliquer impérativement pour votre sécurité.
Si vous faites le choix de bivouaquer sous tarp :
- Choisissez un montage bas afin de vous protéger du vent.
- Prévoyez un tarp suffisamment grand afin de couvrir la surface totale de votre bivouac.
- Optez pour des piquets solides car le sol est souvent gelé en hiver. Optez pour des piquets anti arrachement ou des ancrages spéciaux.
- Achetez un extracteur de piquets. Parfois la neige et la glace peuvent rendre particulièrement difficile l’extraction des piquets de tarp.
- Ne fixez pas votre abri sous des arbres s’il y a des amoncellements de poudreuse dans les branches. Vous risqueriez d’être enseveli pendant la nuit.
- Pensez à déblayer la neige à l’endroit de votre surface de bivouac.
- Dormir sous tarp en hiver sera plus agréable si vous êtes continuellement exposé au Soleil.

Légende : Comme vous pouvez le voir ci-dessus, un simple tarp pyramide fait l'affaire, cependant, soyez sur d'avoir tous les accessoires nécessaires pour bivouaquer dans la neige sans risquer l'hypothermie.
Si vous bivouaquez à la belle étoile :
- Choisissez le spot le plus confortable possible
- Abritez vous derrière un arbre, un rocher, dans une grotte. Ne restez pas exposé aux intempéries.
- Dormez en position recroquevillée afin de conserver toute la chaleur.
Si vous bivouaquez dans un trou à neige.
- On ne le conseille pas aux amateurs. Vous devez avoir une pratique professionnelle pour choisir de telle pratique. Une erreur peut vous coûter très cher.
- Utilisez une pelle de déblaiement
- Choisissez un espace suffisamment fourni en neige
- Soyez protégé du vent : derrière un rocher, un arbre.
- Évacuez la neige à l'extérieur du trou à neige et creusez jusqu’à un mètre de profondeur sur deux mètres de longueur.
- Signalez la présence de votre trou à neige grâce à un vêtement de couleur flashy, ou, un bâton de randonnée par exemple.
Et concernant le système de couchage ? On voit ça tout de suite.

Légende : l'usage d'une pelle à neige est très intéressant pour le bivouac hivernal sans tente. Déblayez votre zone de bivouac avant d'y installer votre campement sommaire.
II-III-Et pour le système de couchage ?
S’il y a bien un élément sur lequel il faudra porter toute votre attention lors de votre bivouac hivernal sans tente, c’est bien le système de couchage. Une erreur sur le choix du matériel de couchage peut être très problématique et vous mettre dans une situation fâcheuse.
Quid du sac de couchage ?
- Optez pour un sac de couchage 4 saisons quelque soit l’abri (tarp, hamac, belle étoile, trou à neige). Un sac de couchage trois saisons ne suffira pas à vous protéger du froid.
- Choisissez un sac de couchage sarcophage. Un sac de couchage rectangulaire ne fera en aucun cas l’affaire. Vous devez d’abord penser à votre sécurité.
- Un sac de couchage avec de nombreux compartiments. Les compartiments du sac de couchage favorisent la répartition de la chaleur dans le sac.
- Connaissez le nombre de cuins de votre sac de couchage. Le nombre de cuins désigne le pouvoir gonflant de votre duvet. Le nombre de cuin est généralement compris entre 600 et 850. Plus il est élevé, plus le sac de couchage est adapté au grand froid.
- Soyez parfaitement informé au sujet de la température confort, limite confort ainsi que la température extrême de votre sac de couchage. Préférez un sac de couchage 4 saisons dont la température confort se situe au moins sous -10 degrés. Veillez toujours à pouvoir dormir étendu sur le dos sans ressentir de froid. Si vous sentez le besoin de vous recroqueviller dans le sac de couchage, celui-ci n’est pas adapté.
- Prévoyez plutôt un garnissage en plume d’oie ou en plume de canard pour votre sac de couchage au lieu d’un sac de couchage synthétique. Le synthétique est plus résistant à l’humidité certes, mais, il est moins chaud que le sac de couchage en duvet.

Légende : le choix du sac de couchage est déterminant. Veillez à l'ouvrir et le laisser gonfler une bonne demi-heure avant de vous coucher. Mangez un morceau en attendant par exemple.
Et pour le matelas ?
- 4 saisons obligatoire. Un matelas de bivouac 3 saisons ne suffira pas. Il vous faudra un matelas gonflable adapté au bivouac hivernal sans tente.
- Prenez un matelas de bivouac dont la R-Value est comprise entre 3 et 5. Une R-Value vous protège du froid du sol.
- Veillez à ce qu’il y ait une parfaite cohérence entre le choix de votre matelas et de votre sac de couchage.
- Prenez également un matelas en mousse pliant. Placez le sous votre matelas gonflable. Le matelas mousse protège le matelas gonflable des épines, cailloux dans le sol. Il rajoute une couche thermique à votre système de couchage en bivouac.
II-IV- D’autres accessoires ?
Il y encore certains éléments auxquels il vous faudra impérativement penser.
- Un sursac de couchage. En complément d’un sac de couchage 4 saisons, le bivy bag vous évitera les aléas de la condensation, la pluie, la rosée du matin.
- Une couverture de survie : elle vous protège en cas d’urgence. De plus, elle peut être utile de différentes façons : fermer son tarp, faire office de bâche de sol, rajouter une couche autour de son sac de couchage.
- Une lampe frontale puissante avec une batterie de rechange.
- Une trousse de secours bien garnie avec des pansements, des sprays anti insectes.

Légende : Une trousse de secours pour bivouaquer en hiver sans tente doit contenir des pansements, des compresses, des sprays anti insectes, quelques aspirines ou dolipranes, des bandages en cas de blessures.
Pensez également à emporter des accessoires de survie pour votre bivouac hivernal sans tente.
- Un sifflet de survie longue portée pour alerter les randonneurs et les secours en cas de blessures ou de problèmes.
- Un miroir de survie pour signaler votre présence si vous êtes perdu ou que vous vous blessez.
- Une housse de protection pour votre téléphone afin de toujours rester joignable.
- Une pierre à feu ou un briquet solaire
- Une pelle de déblaiement afin de retirer la poudreuse de votre spot de bivouac s’il est enneigé.
- Une bouillotte, ou une chaufferette portatives. Elles vous réconforteront après une journée d’effort.
- Prenez toujours un poncho dans votre sac, il permet d’improviser un abri, fermer un tarp, faire office de bâche de sol, de couverture.
Et si j’utilise un réchaud ? Il y a quelques règles à respecter pour sa sécurité lors de son bivouac hivernal sans tente.
- Prenez un réchaud à essence et non un réchaud à gaz. Le réchaud à gaz risque de ne pas fonctionner pour un usage hivernal.
- Prenez un diffuseur de chaleur avec votre réchaud, ainsi qu’un pare vent, un brûleur et une popote à couvercle.
- Faites fondre la neige avec votre réchaud pour vous hydrater.

Légende : concernant l'utilisation d'un réchaud, optez toujours pour un réchaud à essence. Le réchaud à gaz est plus approprié pour un usage trois saisons.
Et pour la nourriture ? Pas de panique, on a ce qui vous faut.
- Si vous préférez la nourriture lyophilisée, achetez la à l’avance et en quantité suffisante
- Pour les aliments préparés soi-même, prioriser les aliments qui tiennent au corps : fromage fondu, oléagineux, fruits secs, pains.
- Des fruits pour les vitamines.
Conclusion :
Si vous vous demandez toujours comment faire un bivouac hivernal sans tente après toutes ces explications, c’est certainement que vous n’êtes pas fait pour ça. S’il ne fallait retenir qu’un seul conseil de toutes ces explications, ce serait “la préparation”. La pire erreur que vous puissiez faire lors de votre bivouac hivernal sans tente, ce serait de penser que les sensations et problématiques sont les mêmes qu’avec une tente classique. Hors ce n’est pas le cas. Le bivouac hivernal sans tente peut être dangereux si l’on est pas préparé. Nous vous recommandons d’atteindre un niveau confirmé avant d’envisager le bivouac hivernal sans tente.